Sur les remparts de Saint-Malo

Saint-Malo vit depuis toujours au rythme des marées et des tempêtes, la mer y est un merveilleux spectacle. Les lumières qui éclatent, la douceur des paysages à marée basse, sa barrière de granite... La cité corsaire vous réserve des beaux moments. Les cafés et les crêperies sont nombreux dans Saint-Malo  intra-muros, et sur la jetée qui longe la plage des voyageurs vont et viennent pour prendre une bouffée d'air iodée.  Bienvenu à Saint-Malo, une cité à part en Bretagne.

C'est depuis les quais de la cité, que partirent les  grands marins: Jacques Cartier vers les Amériques, Bougainville vers les Malouines, et Surcouf à l'abordage des vaisseaux Anglais ..... . Leurs esprits soufflent encore sur les remparts de la ville, qui a gardé intact son caractère farouche, austère et fier.

En se faufilant dans les ruelles on découvre la cathédrale Saint-Vincent , le château Ducal , et  franchissant les murailles pour descendre sur la plage du sillon ou  le sable encore humides vous conduira  au fort National, ou au fort du Petit Bé, et d’où vous regarderez la cité et les remparts de Saint-Malo (à marée basse).

Saint-Malo

 

 

La ville de Saint-Malo est une ancienne ville Gauloise de la Manche. La ville a toujours été dans l’ombre de la cité d’Alet juste à côté de la ville Malouine. C’est au début du premier millénaire que Saint Malo commence à  s'imposer face à sa voisine qui après plusieurs attaques Normandes commence à s’affaiblir. La cité Malouine va devenir un port très important. avec la découverte de l’Amérique et des Indes où il va pratiquer le commerce. La ville devient  très florissante avec de nombreux armateurs, hommes de lettres et scientifiques…

La ville de Saint-Malo, désignée par le roi en personne comme cité Corsaire. Va alors commencer une véritable chasse aux navires Anglais et Espagnoles afin de les piller et de les couler. La cité va devenir le bastion de tous les marins corsaires payés par le roi pour harceler les ennemis.

Saint-Malo, durant les 16 et 17émes siècles, était une cité connue pour abriter les navires des corsaires. Certains sont très connus comme Magon ou le plus connu de tous, Surcouf. La ville, à cette époque, s’est enrichie grâce aux richesses ramenées de Terre-neuve et des indes.

 

Saint-Malo,  connue pour sa ville fortifiée  surplombant la mer avec ses hauts remparts, la ville intra-muros semble avoir été conservée intacte. Depuis la fondation de la ville au VIème siècle par le moine gallois Mac Low, auquel elle doit son nom, Saint-Malo cultive son esprit d'indépendance. Elle se déclare République indépendante en 1590 durant quatre ans, avant que le roi Henri IV embrasse la religion catholique?

Au XVIIème siècle, l'entrelacs de rochers et d'îlots qui assurait à la ville une protection naturelle fut couvert de fortins. Sur l'ordre de Louis XIV, Vauban créa une ceinture défensive autour de la ville. On comptait alors 6 forteresses, il en reste 4. Certaines sont accessibles à pied, à marée basse, c'est le cas du Petit Bé (www.petit-be.com), du grand bé, ouvert  au public pour des visites guidées. Egalement accessible à pied à marée basse le Fort National  (www.fortnational.com), qui peut se visiter seul ou en visite guidée.  Le fort de la Conchée, qui se trouve en pleine mer, ne se visite pas. Cette place forte, que Vauban Admirait  et considairait comme son chef-d'œuvre, est en  restauration: un site internet donne plus de détails sur l'avancée des travaux (www.fortdelaconchee). Toujours au  XVIIème siècle, les armateurs et les marins, firent  construisirent, aux alentours de Saint-Malo, des belles demeures.  Elles sont toutes caractérisées avec une architecture assez austère: façade crépie, ordonnancement rigoureux des fenêtres, haut toit d'ardoise. (pour faire la visite de certaine d'entre elle voir l'office de tourisme)

 

Promenade sur les remparts

 

Contrairement à la ville qu'ils protègent, les remparts, construits au XVIIIème siècle, ont peu souffert des bombardements alliés. C'est aujourd'hui une promenade longue de 1754 mètres, à parcourir à pied. Les portes et les bastions sont demeurés intacts. Le site Destination Saint-Malo donne de bonnes indications pour une balade sur les remparts.

 

Ci-dessous  libération de Saint-Malo en 1944

Les pieux de Saint-Malo

 

La mer peut parfois se révéler brutale. Pour lui résister, Saint-Malo a planté des pieux le long de ses plages.  en 1698 est  prise la décision d'installer les pieux de la plage du Sillon, après que les marées d'équinoxe de mars et septembre précédent eussent endommagé les fortifications. 300 pieux sons alors  plantés en quatre mois, sur deux à trois rangées, de la cale de l'Éventail à la cale de la Piperie, et des planches en épis à Rochebonne. Après une nouvelle tempête en janvier 1735. On mit en sentinelle des « pilotins de garde » devant la chaussée du Sillon.

En 1825  l'opération la plus spectaculaire, à l'initiative de l'ingénieur des Ponts et chaussées Robinault de St-Servan , 2 600  brise-lames en bois de chêne furent enfoncés dans le sable, d'environ un tiers de leur longueur, initialement de sept mètres. Ces fameux poteaux disposés en quinconce continuent de défendre vaillamment la cité , en cassant l'élan des vagues

 

La Digue, longue de 1671 mètres longe la grande plage et permet une agréable balade, bordée de nombreuses villas construites vers la fin du 19è siècle. Elle fut construite de 1883 à 1913 sur une ancienne flèche de sable (le Sillon) qui reliait autrefois Paramé à la ville close et qui constituait le seul accès à pied sec à marée basse.

A l'origine, une bande de sable était couverte de dunes de plus en plus hautes à mesure qu'on se dirigeait vers Rochebonne, avec pour seules constructions une succession de moulins à vent. La première chaussée fut construite en 1509, reconstruite et élargie à plusieurs reprises... La plage du Sillon regroupe la grande plage, la plage de la Hoguette et la plage de Rochebonne. Longue de 3 km, c'est la plus grande plage de sable de Saint-Malo. En longeant cette plage, vous pourrez rejoindre Intra-muros à Paramé.

 

Ci-dessous les webcam en direct  de Saint-Malo      a droite face mer   /   à gauche  le port

 

Les grands personnages de Saint-Malo

 

Les grands hommes de la cité sont nombreux , ils serais difficile de tous vous en parler  , pour ne citer que les plus célèbre , bien sûr  de l'explorateur Jacques Cartier, du litéraire Chateaubriand, du Corsaire Robert Surcouf, de Alains Colas et sont Manureva ou  commandant Charcot explorateur des régions polaires .... Je vais donc vous parlez que des trois les plus célèbres.

 

Jacques Cartier

Découvreur du Canada, est né à Saint-Malo en 1491; grand marin, navigateur et explorateur; il conquis le Canada en 1534 pour le Roi de France; l'emplacement de la Cathédrale de Saint-Malo où il s'est agenouillé avant sa première expédition est marqué.  il pris sa retraite aux Portes-Cartier, Manoir de Limolëou, et décéde de la peste en 1557 à  66 ans. Vous pouvez voir la tombe de 1949 dans la Cathédrale Saint-Vincent.

 

Chateaubriand

Né à St-Malo en 1768, rue de Chateaubriand (Plaque, entrée par la cour de l'Hôtel de Chateaubriand dont le décor est conservé depuis plus d'un siècle); écrivain, père du Romantisme; voyageur (Amérique, Allemagne, Angleterre); il eu une carrière politique de 1802 à 1830; puis revient à l'écriture; il décédé en 1848 à Paris, mais sa tombe, sur le Grand Bé à Saint-Malo, l'attendait depuis 10 ans. c'est conformément à sa volonté, qu'il fut enterré sur l'ile du Grand Bé, accessible depuis la terre à marée basse. Le tombeau, repérable grâce à une solide croix de granit, qui ne porte aucune indication. Est orienté vers le large.

 

Et bien sur Surcouf, le plus célèbre Corsaire Malouin.

 

Parmi tous les corsaires Français, il y en a un qui était le plus connu de tous : Robert Surcouf. Né le 12 décembre 1773 à Saint-Malo, 2 rue du Chat-qui-danse, Hotel de Bertaudière; sa  jeunesse au Manoir des  Douets Fleuris à l'entrée de Cancale, Issu d’une riche famille Malouine il harcela les navires commerciaux Anglais pendant de longues années en leur coupant la routes des Indes. Il commence dans la marine marchande en 1789, puis dans la marine nationale, Surcouf devint Corsaire en 1794 après une carrière de formateur dans la marine nationale. Il  enchaîne les succès face aux navires britanniques. C’est le début de sa légende de corsaire. Le célèbre marin a fini sa carrière, Il décéde le 8 juillet 1827. sa veuve, et ses 5 enfants ont fait élever ce monument à sa mémoire. (Tombe de Surcouf et sa famille. Cimetière de Rocabey. - Saint-Malo)

Saint-Malo  et le Kouign-amann

Il est des évidences qui forcent tous les régimes, le kouign-amann (ou «gâteau au beurre»),  pour nous tartiner les papilles. Au vu des proportions de la recette de cette luxure (autant de beurre demi-sel que de farine), il s’agirait de l’œuvre d’un  boulanger de Douarnenez (Finistère) vers 1860. Le  kouign-amann est un complot sucré, une folie calorique. Mais il est bon de se lâcher et  mordre dans ce délit feuilleté, à la fois fondant et croustillant.

 

Le pavé malouin

Un peu sucré, mais pas aussi lourd que son nom l’indique. Dans la boulangerie de la cathédrale, le drapeau breton couronne les pavés malouins, une spécialité de la boulangerie. Le gâteau est une base de mille feuilles de quatre-quarts breton fourré au caramel ou à la framboise et enrobé d’une fine couche de pâte d’amande, un des succès de la boutique pour 2,5€.  La bonne adresse est  la boulangerie de la cathédrale de Saint-Malo (www.facebook.com/boulangjotom)

 

Le rocher de Saint-Malo

En se promenant dans la rue de la Vieille-Boucherie, impossible de ne pas remarquer les gros gâteaux de la vitrine Timothy. Pour les amateurs de cacao, Le Rocher de Saint-Malo est un gros gâteau composé de différentes couches de ganache au goût légèrement praliné et recouvert d’un délicieux glaçage au chocolat.

 

La prochaine fois , je vous parle des crèpes !!! promis